Le bonheur d'une surprise

LE BONHEUR D’UNE SURPRISE

Pour une référence ignatienne

des associations d’aide aux étudiants

 

La famille ignatienne a été à l’’initiative de plusieurs associations au service des étudiants en difficulté, et en particulier des étudiants étrangers. L’action de ces associations est inspirée par les caractéristiques suivantes :

 

Pour ce qui est de la finalité de l'activité :

ü  La recherche de ce qui est le plus universel ;

ü  Le désir d’être là où d’autres ne sont pas, ne sont plus ou ne sont pas encore ;

ü  L’engagement auprès de ceux et avec ceux qui demandent un soutien et un accompagnement pour réaliser leur projet universitaire 

 

Pour ce qui est de la manière d'être avec les étudiants :

ü  Le souci d’une formation intégrale des personnes ;

ü  Une manière discrète d’accompagner ;

ü  La volonté de témoigner du Christ et de sa Bonne Nouvelle en tant que cellule d'Église.

 

 

La finalité de notre activité commune

 

  • La recherche de ce qui est le plus universel : Pas nécessairement le plus grand nombre ni la plus grande diversité de personnes, mais la compréhension des enjeux de notre action : pour la promotion du dialogue entre peuples, entre cultures, entre religions. Accompagner la mondialisation des esprits et développer une culture de paix. Certains étudiants deviendront des leaders dans leur branche ou dans leur pays. Nous pouvons les aider à orienter leur leadership au service d’une plus grande fraternité. Nous leur offrons bien souvent des occasions uniques dans leur vie de rencontrer des personnes qui vivent leur engagement pour les autres.

 

  • Le désir d’être là où d’autres ne sont pas ou plus ou pas encore : C’est un fait : Les « coups de pouce » aux études existent depuis longtemps dans le secondaire. On sait combien ils sont structurants et créateurs de liens entre jeunes peu différents en âge ou entre jeunes et anciens. Pourtant ils n’existent pratiquement pas à l’Université, hormis quelques tutorats institutionnalisés, alors que plus de 30 % des étudiants (dans les meilleurs des cas) sont chaque année silencieusement éjectés du système universitaire.

 

  • L’engagement auprès de ceux et avec ceux qui demandent un soutien et un accompagnement pour réaliser leur projet universitaire. Les étudiants étrangers, actuellement majoritaires dans nos institutions, ne sont pas tous des pauvres dans leur pays. Leur ‘pauvreté’ en France peut être circonstancielle, liée à leurs conditions de séjour… De multiples formes de pauvreté se côtoient par ailleurs dans le monde étudiant. Certains sont dans de grandes souffrances qui paralysent leur projet universitaire… Nous n’avons pas la prétention de régler tous leurs problèmes, mais nous voulons rester ouverts à tous, sans stigmatisation. Cela peut se traduire par une vigilance à l’égard de certains milieux étudiants moins favorisés. Cela peut aussi nous amener à créer, au sein de nos associations, des cellules d’action autour de quelques grands facteurs, bien connus, de la pauvreté étudiante : logement, solitude, travail, santé. Nous pouvons également associer les étudiants plus à l’aise à diverses formes d’actions de fraternité.

 

 

Notre manière d'être

 

  • Le souci d’une formation intégrale des personnes,

relève de la pertinence du contenu de ce que nous transmettons comme de la manière avec laquelle nous le transmettons – la pédagogie, notre manière d’être et de considérer l’étudiant etc.[1] Nous voulons en particulier être attentifs, autant que possible, à l'état physique et moral de l'étudiant, sans curiosité, mais de manière à pouvoir adopter une attitude juste, en particulier lorsque des situations deviennent plus difficiles : soucis d'argent, d'orientation, solitude, maladie,...Nous accordons aussi de l'importance à la dimension fraternelle à développer entre étudiants, en les incitant à reconnaître en toute autre personne un frère ou une soeur en humanité. Notamment dans les relations entre étudiants de pays ayant entre eux des rapports difficiles.

 

  • Une manière discrète d’accompagner,

fondée sur la conviction que personne ne peut se substituer à quiconque. Ce qui compte, c’est que l’individu s’exerce, cherche et trouve par lui-même, parce que c’est de lui qu’il s’agit, de la poursuite de son projet et que personne ne peut « faire à sa place ». Cela n'exclut pas une aide au discernement si l'étudiant fait part de ses questionnements. Il doit savoir en tous cas qu’il trouvera toujours une présence disponible à ses côtés.

 

  • La volonté de témoigner du Christ et de sa Bonne Nouvelle en tant que cellule d'Église

La seule Bonne Nouvelle à annoncer est celle de notre fraternité inconditionnelle en Christ. Pour que notre rencontre soit vraie, notre identité doit être clairement dite. En ce sens il est souhaitable que nous soyons capables, individuellement et collectivement, de répondre aux interrogations que peuvent nous poser des étudiants sur nos motivations et sur les dimensions religieuses de notre manière d’être ; ceci dans un respect total de leurs convictions et de leurs propres traditions religieuses. Un dialogue sincère et honnête permettra à chacun d’accueillir l’autre et d’accepter le risque d’un déplacement et le bonheur d’une surprise.



[1]           Ce souci occupe d’ailleurs une large place dans les « Chartes de l’accompagnement » que plusieurs de nos institutions essaient de mettre en pratique.

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